Introspection poético-amoureuse
Une discussion avec une visiteuse inconnue, hier, lors de mon 'accrochage',
me revient en tête ce matin.
(L'exposition est installée... J'ai le trac pour la première fois.
Parce que ce que je fais est devenu vraiment important
et porter mes images aux regards n'est pas anodin.)
Nous en sommes rapidement venues à évoquer la chair et ce qu'elle peut véhiculer
de sensations dérangeantes.
J'ai parfois des retours sur cette nudité que je montre, jugée 'crue'.
Je me suis faite à ces réaction, même si mon intention n'est pas de les provoquer.
Car, si mon expression artistique lorsqu'elle est sincère, dérange, je m'incline et l'accepte
comme la conséquence de mon goût du réel.
Je n'ai pas trouvé mieux pour dire la Vie, l'amour, l'éphémérité, le beau et le laid,
la force et les failles,le désir que de représenter la chair.
L'excès de pudeur et la politesse ne saurai me dicter leur loi dans cette démarche.
Les limites qu'elles imposent vident le corps de sa substance vitale pour en faire
un objet bien éclairé, posé, tronqué, lissé, nié.
Les corps que je peints sont mortels.