Introspection poético-amoureuse
J'ai rencontré un fort cloisonnement entre les genres, partout dans le pays.
Dans le sud, j'ai découvert les files 'ladies' et 'gents'.
J'ai eu beaucoup de mal à choisir ma place!
Je n'avais rien d'une femme au sens où on l'entend ici,
mais la file des hommes me semblait risquée...
A Mumbaï, les trains comportent des wagons 'ladies',
entièrement réservés aux femmes afin de les préserver d'éventuels pelotages.
Je ne peux m'empêcher de trouver ce genre de mesure de 'protection' à double tranchant.
Une manière de donner aux femmes une place dont elles ne pourront sortir qu'
à leurs risques et périls et en connaissance de cause.
Pour tout ou presque, il semble y avoir une manière d'agir et
des interdits particuliers au statut de femme.
Et les limites de la bienséance au féminin sont vites franchies.
C'est le sari qui cesse, l'espace d'une seconde ou d'un geste, de cacher ce qu'il doit,
c'est l'écharpe d'une jeune fille qui glisse, révélant la courbe d'un sein sous la blouse,
c'est une voix une peu haute, un regard un peu franc,
C'est voyager avec un homme auquel on n'est pas marié...