Introspection poético-amoureuse
Hier, en travaillant à ma 'Gisante',
j'écoutais " Les Racines du Ciel".
Jean D'Ormesson y parlait du présent, de la mort,
de l'émerveillement qui _selon Platon_ est au commencement de la philosophie.
"Aucun corps, jamais, n'a vécu ailleurs que dans le présent.
Aucun esprit, jamais, n'a rien pensé qu'au présent.
C'est dans le présent que nous nous souvenons,
c'est dans le présent que nous nous projetons dans l'avenir.
(...)
Notre vie ne cesse jamais de se dérouler dans un présent éternel,
ou quasi éternel.
Toujours en train de s'épanouir et
toujours en train de renaître."
C'est une chose étrange à la fin que le monde, Jean D'Ormesson.
"On ne peut être heureux que parce que nous mourons.
J'ai aimé cette vie passionnément
et si on me proposait de la revivre, je refuserais."
Jean D'Ormesson dans "Les Racines du Ciel",
France Culture.